NON A L’IMPASSE DES RESEAUX DE SOINS

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La MIPSS Auvergne est opposée aux réseaux de soins conventionnés : ils constituent une pratique purement commerciale, dans laquelle le « réseau » diminue le prix des prestations en contrepartie d’un apport de clientèle. L’augmentation des volumes alliée à des prix bas ne peut que conduire à diminuer la qualité des soins.

Les réseaux de soins sont liberticides pour le patient : le patient doit renoncer au choix de son praticien (opticien, dentiste, … et demain, établissement de soins, médecin), au profit de celui imposé par sa complémentaire santé (assurance mais aussi, hélas, mutuelle). Dans un contexte de déserts médicaux, rien ne garantit au patient que ce professionnel « agréé » sera proche de son domicile !

Ils sont également liberticides pour le professionnel : en devenant « acheteur de soins », la complémentaire santé va se substituer au professionnel dans le choix de son protocole de soins. En se soumettant à ses directives (de prix bas), le professionnel perd sa liberté de prescription en espérant conserver … son chiffre d’affaires.
Ils institutionnalisent les soins à deux vitesses : les soins low-cost de réseau pour les classes moyenne et populaire et les soins hors réseau pour les plus aisés. Le maintien de la qualité des soins est illusoire dans un système dont la principale « vertu » serait le prix bas.

A la MIPSS Auvergne, nous considérons qu’une mutuelle n’a pas vocation à favoriser un professionnel de santé, une marque de matériels (voire de médicaments !), ni à obliger un adhérent, sous peine de remboursements différés ou réduits, à être client de tel ou tel professionnel de santé. Les complémentaires santé n’ont ni la compétence, ni la légitimité pour réguler les soins.

Nous affirmons que les réseaux de soins sont incompatibles avec un système de santé qui repose sur la liberté de choix du patient, la liberté de prescription du professionnel, l’égalité de prise en charge des citoyens et la solidarité.

La MIPSS Auvergne et les petites et moyennes mutuelles, réunies au sein de l’ADPM, se retrouvent encore seules sur ce front : devrons-nous attendre, encore une fois, que le mal ait empiré pour entendre les pleurs et grincements de dents ?

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