LA SANTE, IMPORTANTE POUR LES CITOYENS MAIS PAS POUR LES POLITIQUES !

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A quelques mois des prochaines élections présidentielles, en attendant que les prétendants se dévoilent ou qu’ils soient désignés, un sondage Odoxa publié en mars indiquait ce que les Français attendent d’eux. Ce sont des sujets qui les concernent directement, en particulier la santé.

Pour 42% des français interrogés, la protection maladie (le remboursement et le coût des soins) est la préoccupation prioritaire, à égalité avec les difficultés d’accès aux soins (40%) et avant les actions à mener en matière de politiques de santé publique (17%).

63% disent avoir rencontré des difficultés pour obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste (et 23% chez un médecin généraliste), alors que 40% ont eu des difficultés pour payer les sommes qui ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale ou les complémentaires santé.

Pour 75% des français interrogés, les questions de santé et d’assurance maladie sont rarement ou jamais évoquées lors des débats politiques et électoraux. Ces résultats (comme d’autres publiés dans le passé) devraient être de nature à alimenter la réflexion des prétendants. La société française subit de profondes mutations, avec la montée en puissance du travail indépendant et de la précarité. Cela modifie les équilibres qui sous-tendent le modèle de protection sociale bâti en 1945, modèle déjà fragilisé par la montée du chômage et par sa situation déficitaire chronique.

A la MIPSS Auvergne, nous considérons que les prétendants à l’élection présidentielle ne peuvent se dérober devant les questions de santé et d’assurance maladie.

Aussi, devant le silence assourdissant de la classe politique sur ces sujets, les petites et moyennes mutuelles, réunies au sein d’ADPM Fédération, ont décidé de mandater son Président, Jean-Louis Span, pour être candidat à la primaire qui sera organisée par le mouvement citoyen « La Primaire des Français ». Plutôt qu’une quelconque ambition présidentielle, cette initiative traduit une réelle volonté de peser dans le débat public. Sur la santé, la gauche est disqualifiée (l’ANI, les contrats responsables, la réforme de l’ACS, le tiers-payant généralisé, la grogne des professionnels de santé, …) et la droite n’a qu’une vision comptable.

Il est impératif de réaffirmer la transversalité de la santé et son impact sur le champ des autres ministères (de l’éducation à l’agriculture, de l’industrie au travail).

Après plusieurs années d’autisme et d’absence de concertation de la part des pouvoirs publics, les enjeux exigent une vaste et réelle concertation sur le système de santé.

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