INDIGNONS-NOUS PLUTOT DEUX FOIS QU’UNE !

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La campagne présidentielle pose la question de la séparation des pouvoirs avec une acuité inédite. La mise en cause de l’institution judiciaire et des contre-pouvoirs essentiels dans notre République, par un candidat et plusieurs élus qui le soutiennent, doit nous interpeler.

Quel que soit le moment dans l’Histoire, quel que soit le pays, quand on s’en prend à la presse et la justice, cela revient à mettre à mal la démocratie.

Recourir à la « théorie du complot » ou en appeler au peuple pour rendre la justice porte atteinte à la crédibilité des institutions dans une France balayée, comme le reste de l’Europe, par les vents mauvais du populisme antisystème et antimédias. Que ce soit un candidat à la magistrature suprême qui s’y égare ne peut que nous indigner !

La campagne présidentielle a mis en évidence que l’utilité sociale de la Sécurité Sociale demeure au travers de ses prestations. Pour autant, les citoyens n’ont plus suffisamment une juste conscience du projet collectif : les tensions s’accentuent autour de notre modèle de Sécurité sociale. Cette unité brisée, par rapport à l’élan collectif de 1945, entraîne un repli sur des positions individualistes, synonymes de solutions privées (assurances).

La plupart des candidats entonnent un petit couplet sur « l’esprit du Conseil national de la résistance » pour justifier les réformes qu’ils proposent pour « sauver la Sécu » !

Pourtant, entre les tenants d’une machine étatique qui ne laisse aucune place aux choix individuels et ceux qui veulent conserver mais mieux contrôler Sécu et complémentaires santé, indignons-nous de constater qu’aucun n’a d’autre vision que celle d’une domination toujours plus centralisée de notre système de santé !

Or, la confiance entre le peuple et les décideurs (éloignés du terrain) est brisée. L’urgence est de mettre en place des alternatives pour réconcilier le citoyen avec l’ambition originelle de solidarité partagée, pour favoriser sa participation aux décisions qui le concernent

· en instaurant un réel enseignement d’un socle commun de connaissances en matière de Sécurité Sociale au collège ou au lycée ;

· en restaurant un pouvoir de décision des conseils (redevenus « d’administration ») des organismes locaux de Sécurité Sociale, en prise avec les besoins de leurs territoires ;

· en réservant le code de la mutualité aux seules mutuelles qui pratiquent la démocratie mutualiste (l’adhérent décide du contenu de son contrat) et le contrat individuel mais tournent ostensiblement le dos à la tarification selon le risque (tranches d’âge).

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